Lousonna - Lausanne antique

Entretenir le parc archéologique

La fauche est indispensable sur tous les types de prairies. Si une prairie n’est plus fauchée, des plantes ligneuses à croissance vigoureuse viennent à dominer la végétation de celle-ci, entraînant une diminution de la diversité des espèces.

La fauche doit intervenir le plus tard possible afin de donner la possibilité aux espèces de fleurir, de produire et propager leurs graines. Elle est également essentielle pour préserver la faune, notamment les oiseaux nichant au sol. Si la fauche intervient trop tôt ou trop fréquemment, la végétation de la prairie s’appauvrit également.

Les foins doivent être séchés et retournés sur place afin de favoriser la propagation des graines mais doivent ensuite être exportés afin d’éviter un trop grand apport de substances nutritives.

En ce qui concerne les zones de gazon fleuri, 4 à 8 tontes annuelles avec une évacuation des déchets permettent d’éliminer automatiquement les végétaux ligneux et de favoriser un amaigrissement du sol et, par conséquent, une augmentation de la diversité des espèces. 



Issu de : Réseau écologique urbain, guide de recommandations "Pourquoi et comment inviter la nature dans la ville". Dessin: Ambroise Héritier

Et les vestiges romains là-dedans ?

Le parc archéologique est actuellement un espace vert riche dont l’entretien est méticuleusement planifié. Néanmoins il n’en a pas toujours été ainsi ; aménagé au début des années 70 afin de proposer aux curieux une interprétation des vestiges du centre-ville gallo-romain de Lousonna dans l’esprit du « propre en ordre » caractéristique de cette époque, le parc s’est radicalement métamorphosé depuis.




Parc archéologique "propre en ordre" en 1977 et rendu à la nature en 2020. Image du bas : © JDStudio

Il est donc parfois difficile de concilier la venue de visiteurs curieux, de promeneurs de tous poils, de sportifs (parfois intrépides) avec le concept même d’un lieu préservé et rendu à la nature. Il en va donc de la responsabilité de chacun de respecter cette nature fragile ainsi que les témoins de notre passé afin que ce parc puisse demeurer un lieu particulier mêlant harmonieusement richesses naturelles et patrimoniales.

S’il est vrai que les vestiges romains semblent disparaître parmi les hautes herbes à l’approche de l’été, il suffit d’attendre la fin du mois de juin pour que la première fauche annuelle soit effectuée, dévoilant ainsi les bâtiments antiques. La seconde fauche a lieu, quant à elle, vers la mi-octobre.